(Et pas seulement à l’école.)
Lorsqu’une personne reçoit un diagnostic de dyslexie, l’une des premières recommandations formulées par les professionnels est souvent la même : utiliser un ordinateur.
À première vue, cela peut surprendre.
La dyslexie est un trouble spécifique du langage écrit. Elle affecte la capacité à décoder, orthographier, automatiser la lecture. Pourquoi, dans ce cas, un écran serait-il plus adapté qu’un livre ?
Parce que l’ordinateur n’est pas un simple support.
Il agit comme un outil de compensation.
Il ne fait pas disparaître la dyslexie.
Mais il modifie la manière dont le texte est produit, présenté et traité. Et pour de nombreuses personnes dyslexiques — enfants, étudiants ou adultes — cette différence peut transformer l’expérience de lecture et d’écriture au quotidien.
Si l’ordinateur est si souvent recommandé, ce n’est donc pas par effet de mode. C’est parce qu’il permet d’aménager l’environnement d’apprentissage et de travail de façon concrète et mesurable.
1. L’ordinateur comme outil de compensation
Il est important de clarifier un point fondamental :
l’ordinateur ne corrige pas la dyslexie.
La dyslexie est un trouble neurodéveloppemental durable. Aucun outil ne la “guérit”. En revanche, certains dispositifs permettent d’en atténuer les conséquences fonctionnelles.
L’ordinateur agit précisément dans cette logique.
Il intervient sur trois dimensions majeures.
• La production écrite
Pour de nombreuses personnes dyslexiques, l’écriture manuscrite représente une double charge :
la mobilisation du geste graphique, et la gestion des difficultés orthographiques.
L’utilisation d’un clavier permet :
- de réduire l’effort lié au tracé des lettres,
- de limiter les blocages liés à la graphie,
- d’accéder à des correcteurs orthographiques et grammaticaux,
- d’utiliser des outils de prédiction de mots.
L’énergie cognitive peut alors être mobilisée sur le contenu, la structuration des idées, l’argumentation — plutôt que sur la crainte permanente de l’erreur.
• L’accès au texte
Le format numérique offre une flexibilité que le papier ne permet pas.
Il est possible de :
- augmenter la taille des caractères,
- modifier la police,
- ajuster l’interligne,
- changer les contrastes.
Ces réglages sont loin d’être anecdotiques.
Chez certains profils dyslexiques, la surcharge visuelle — densité du texte, lignes serrées, contraste trop fort — peut accentuer la difficulté de décodage.
Adapter l’affichage, c’est adapter l’effort.
• Les aides numériques
L’ordinateur donne accès à des outils d’assistance qui transforment la relation au texte :
- synthèse vocale,
- dictée vocale,
- outils de surlignage,
- lecture assistée.
Ces fonctionnalités permettent de contourner certaines difficultés sans renoncer à l’accès au savoir ou à la performance professionnelle.
Autrement dit, l’ordinateur n’est pas un privilège.
C’est un aménagement fonctionnel, qui vise à rétablir des conditions d’équité.
2. Une question de charge cognitive
La dyslexie n’est pas une simple difficulté ponctuelle.
Elle mobilise fortement les ressources attentionnelles.
Lire, pour une personne dyslexique, peut représenter un effort continu :
- décodage plus lent,
- hésitations fréquentes,
- relectures nécessaires pour sécuriser la compréhension,
- fatigue accrue au fil des lignes.
Là où un lecteur fluent automatise rapidement la reconnaissance des mots, le lecteur dyslexique doit souvent mobiliser des stratégies compensatoires conscientes.
Or, le cerveau dispose de ressources limitées.
Lorsque la majorité de l’énergie cognitive est absorbée par le décodage, il reste moins de disponibilité pour :
- la compréhension fine,
- la mémorisation,
- l’analyse,
- la structuration des idées.
C’est ce que les neurosciences décrivent comme une augmentation de la charge cognitive.
Automatisation et effort mental
Chez le lecteur expert, la reconnaissance des mots devient quasi automatique. Cette automatisation libère des ressources pour la compréhension globale.
Chez certains profils dyslexiques, cette automatisation est plus fragile.
Le cerveau reste mobilisé sur des tâches de bas niveau (identification des lettres, assemblage phonologique), ce qui augmente la fatigue mentale.
C’est ici que l’ordinateur intervient indirectement.
En réduisant certaines contraintes — notamment l’écriture manuscrite, la rigidité du format papier, l’impossibilité d’adapter la présentation — il diminue la pression sur certaines fonctions exécutives.
Moins d’effort périphérique.
Plus de disponibilité cognitive pour le sens.
Fatigue et performance
Cette dimension est essentielle à comprendre : la dyslexie n’impacte pas uniquement la lecture en tant qu’acte technique.
Elle impacte l’endurance cognitive.
Après plusieurs heures de lecture ou de rédaction, la fatigue peut majorer les erreurs, ralentir le rythme, affecter la confiance en soi.
En proposant un environnement plus adaptable, l’ordinateur ne fait pas disparaître la difficulté.
Il permet de la rendre plus soutenable dans la durée.
Ce n’est pas un confort.
C’est une condition d’efficacité.
3. À l’école : pourquoi le PAI prévoit souvent un ordinateur ?
Dans le cadre scolaire, l’utilisation d’un ordinateur par un élève dyslexique n’est pas un choix arbitraire.
Elle s’inscrit dans un dispositif réglementé.
En France, cette recommandation apparaît fréquemment dans le Projet d’Accueil Individualisé (PAI) ou le Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS). Ces dispositifs ont pour objectif de mettre en place des aménagements adaptés afin de compenser les conséquences d’un trouble durable.
L’ordinateur est alors envisagé comme un outil d’équité.
Permettre une évaluation plus juste
L’enjeu principal n’est pas de “faciliter” le travail de l’élève, mais de réduire l’impact du trouble sur l’évaluation.
Sans aménagement, un élève dyslexique peut être pénalisé :
- par la lenteur d’écriture,
- par des erreurs orthographiques qui masquent la qualité du raisonnement,
- par une fatigue précoce lors des contrôles écrits.
L’ordinateur permet de dissocier la compétence évaluée (connaissances, raisonnement, analyse) des difficultés techniques liées au trouble.
On n’évalue plus la capacité à écrire vite et sans erreur.
On évalue la compréhension.
Favoriser l’autonomie
Autre point central : l’autonomie.
Un élève qui dispose d’outils adaptés (correcteur, synthèse vocale, mise en page ajustable) peut produire seul, relire seul, corriger seul.
L’objectif n’est pas de créer une dépendance à un dispositif, mais de permettre à l’élève d’accéder aux apprentissages dans des conditions comparables à celles de ses pairs.
Cette logique ne s’arrête pas aux portes de l’école.
La même logique à l’âge adulte
Ce que l’on met en place via un PAI ou un PPS répond à une logique fonctionnelle :
compenser une difficulté durable pour permettre une participation pleine et entière.
À l’université, puis en entreprise, les besoins demeurent.
Rédiger un rapport.
Analyser un document.
Lire des mails en continu.
Préparer une présentation.
La lecture numérique devient omniprésente.
L’ordinateur ne relève plus d’un aménagement scolaire.
Il devient un outil structurant de l’environnement professionnel.
La question n’est donc pas uniquement éducative.
Elle est structurelle.
4. Pourquoi l’écran peut parfois faciliter la lecture
Au-delà des outils numériques, l’ordinateur modifie un paramètre souvent sous-estimé : l’environnement visuel.
Lire sur écran ne signifie pas seulement “lire sur un autre support”.
Cela signifie lire dans un environnement dont plusieurs variables peuvent être ajustées :
- luminosité,
- contraste,
- taille des caractères,
- espacement,
- stabilité de l’affichage.
Ces ajustements peuvent paraître techniques.
Pour certains profils dyslexiques, ils sont déterminants.
Lecture et traitement visuel
La lecture mobilise un ensemble complexe de mécanismes : traitement phonologique, reconnaissance des mots, mémoire de travail… mais aussi coordination oculomotrice et traitement visuel.
Certaines recherches en neurosciences visuelles, notamment celles de Albert Le Floch et Guy Ropars ont exploré le rôle des mouvements oculaires dans la lecture. Chez certains lecteurs dyslexiques, on observe :
des mouvements oculaires moins stables,
des fixations plus longues,
des retours en arrière fréquents,
une fatigue visuelle accrue.
Lorsque la perception visuelle est instable ou fatigante, le décodage peut devenir encore plus coûteux.
Dans ce contexte, un environnement visuel modulable peut contribuer à réduire une partie de cette contrainte.
L’environnement lumineux comme facteur clé
Le papier impose un format fixe : contraste noir sur blanc, densité prédéfinie, interligne immuable.
L’écran, lui, permet des ajustements.
Réduire l’intensité lumineuse.
Modifier le contraste.
Adapter l’espacement.
Ces réglages peuvent limiter la sensation d’éblouissement, réduire la fatigue oculaire et améliorer le confort sur la durée.
Cela ne résout pas la dyslexie.
Mais cela peut rendre l’effort plus soutenable.
5. Les limites de l’ordinateur standard
L’ordinateur classique n’a pas été conçu spécifiquement pour les lecteurs dyslexiques.
Il offre une flexibilité, mais son environnement lumineux reste générique.
Selon les situations, un écran standard peut :
- générer une lumière perçue comme agressive,
- accentuer la fatigue oculaire après plusieurs heures,
- provoquer une dispersion attentionnelle liée à l’environnement numérique,
- ne pas répondre précisément aux besoins visuels spécifiques.
Autrement dit :
l’ordinateur constitue une aide réelle… mais imparfaite.
Il compense certaines dimensions cognitives et fonctionnelles.
Il n’a pas été pensé pour optimiser l’environnement perceptif des lecteurs dyslexiques.
C’est ici qu’émerge une nouvelle question.
Si l’ordinateur est recommandé parce qu’il modifie l’expérience de lecture, peut-on aller plus loin dans cette logique d’adaptation ?
6. Aller plus loin : repenser l’environnement de lecture
Si l’ordinateur est recommandé aux personnes dyslexiques, ce n’est pas uniquement pour des raisons pratiques.
C’est parce qu’il transforme l’expérience de lecture.
Il réduit la charge liée à l’écriture manuscrite.
Il permet d’adapter l’affichage.
Il offre des outils d’assistance.
Mais il repose sur un écran standard, conçu pour le grand public.
La question devient alors évidente :
Peut-on conserver les bénéfices du numérique tout en optimisant spécifiquement l’environnement visuel pour les lecteurs dyslexiques ?
Quand la science éclaire l’innovation
Les recherches en neurosciences visuelles ont mis en lumière l’importance de la stabilité perceptive et du confort lumineux dans l’acte de lecture.
Certaines approches scientifiques ont notamment exploré l’impact de la lumière sur la perception visuelle et la fatigue oculaire chez les personnes dyslexiques.
C’est dans cette continuité qu’a été développé l’écran Lili.
Conçu à partir de travaux scientifiques reconnus, il agit sur l’environnement lumineux afin de :
- améliorer la stabilité visuelle,
- réduire la fatigue liée à la lecture prolongée,
- favoriser une lecture plus fluide.
Un bénéfice mesurable au quotidien
Concrètement, cela peut se traduire par :
- une meilleure vitesse de lecture,
- une compréhension facilitée,
- une diminution de la fatigue visuelle.
À l’école, à l’université ou en entreprise, ces améliorations ont un impact direct sur :
- la confiance en soi,
- l’autonomie,
- la capacité à mobiliser pleinement son potentiel.
L’objectif n’est pas de remplacer les aménagements existants.
Il est de les rendre plus efficaces.
Une nouvelle étape dans l’accompagnement des lecteurs dyslexiques
L’ordinateur a marqué une avancée majeure dans la compensation des troubles de la lecture.
L’écran Lili s’inscrit dans cette évolution.
Développé à partir de travaux scientifiques reconnus, il a été conçu spécifiquement pour améliorer l’expérience de lecture numérique des personnes dyslexiques.
Pour les familles, les établissements scolaires et les entreprises engagées dans l’inclusion, l’enjeu est clair :
adapter l’environnement de travail, ce n’est pas accorder un avantage.
C’est créer les conditions d’une performance équitable.
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