Janvier sonne souvent comme le début de la “vraie” préparation aux examens : révisions, organisation, pression qui monte doucement… et pour les enfants dyslexiques, une fatigue supplémentaire qui s’installe. Ce que beaucoup de familles ignorent encore, c’est que les aménagements d’examen ne se demandent pas au dernier moment.

Ils nécessitent un dossier, des justificatifs, des validations officielles… bref, du temps.

Bonne nouvelle : ces aménagements existent, ils sont reconnus, et ils ont un objectif clair — permettre à l’élève de montrer réellement ce qu’il sait, sans être pénalisé par sa dyslexie. Mais pour en bénéficier sereinement le jour J, le bon moment pour agir… c’est maintenant.

Cet article vous explique concrètement :

  • quels aménagements existent pour le brevet, le bac, les examens du supérieur ou certains concours
  • pourquoi l’anticipation est essentielle
  • comment s’y prendre étape par étape
  • comment rassurer votre enfant tout au long du processus

L’objectif : réduire le stress administratif, sécuriser le parcours de votre enfant, et lui donner toutes les chances de réussir dans des conditions équitables.

Les examens peuvent être une épreuve… mais il existe des aides officielles

Pour un élève dyslexique, passer un examen ne signifie pas seulement répondre à des questions. C’est souvent composer avec :

  • une lecture plus lente ou instable,
  • une compréhension qui peut nécessiter plus de temps,
  • une concentration très sollicitée,
  • une fatigue cognitive plus importante que pour les autres élèves.

Cette réalité ne relève ni de la paresse ni d’un manque de travail. Elle fait partie du fonctionnement dyslexique. Et c’est précisément pour cela que l’Éducation nationale a mis en place des aménagements officiels : non pas pour “avantager” les élèves DYS, mais pour rétablir une équité réelle entre eux et les autres candidats.

Ces aides existent pour le brevet, le baccalauréat, certains concours et examens d’enseignement supérieur. Elles sont encadrées, reconnues, validées par des autorités médicales et académiques. Elles ne diminuent pas le niveau d’exigence de l’examen, elles permettent simplement à l’élève d’exprimer ce qu’il sait — sans que sa dyslexie ne devienne un handicap injuste.

📌 À retenir

Les aménagements ne sont pas une faveur. Ce sont des droits, destinés à compenser un trouble reconnu et documenté. Ils sont là pour sécuriser, rassurer et donner à chaque enfant les mêmes chances de réussite.

Quels aménagements existent pour les élèves dyslexiques ?

Il existe plusieurs types d’aménagements prévus par les textes officiels. Ils sont pensés pour compenser les difficultés spécifiques liées à la dyslexie — jamais pour faciliter l’examen en lui-même. L’idée est simple : permettre à l’élève de montrer ses compétences sans être freiné par ses troubles de lecture et d’écriture.

Voici les aménagements les plus fréquents :

⏱️ Du temps supplémentaire (souvent appelé “tiers-temps”)

C’est l’un des aménagements les plus connus. Il permet à l’élève :

  • de lire les consignes plus sereinement,
  • de relire ses réponses,
  • de mieux gérer sa fatigue cognitive.

Selon le profil, ce temps peut être modulé : il n’est pas systématiquement identique pour tous.

✍️ Aide humaine : lecteur, scripteur ou secrétaire

Pour certains élèves, la présence d’un adulte formé peut être autorisée :

  • lecture des consignes,
  • reformulation autorisée (sans modifier le sens),
  • écriture à la place de l’élève si nécessaire.

Cette aide s’appuie sur les besoins identifiés dans le dossier.

💻 Utilisation de l’ordinateur

Très courant aujourd’hui, il permet :

  • une écriture plus fluide,
  • l’usage de correcteurs orthographiques quand c’est autorisé,
  • une lisibilité plus confortable des réponses.

Souvent, cet aménagement fonctionne d’autant mieux si l’élève a déjà l’habitude de travailler ainsi en classe.

📄 Adaptation des sujets ou des consignes

Cela peut prendre différentes formes :

  • mise en page plus aérée,
  • police plus lisible,
  • consignes reformulées ou découpées,
  • documents fournis en version agrandie.

Ces ajustements améliorent la compréhension et diminuent la surcharge cognitive.

🔊 Lecture des consignes à voix haute

Très utile pour éviter les incompréhensions liées aux difficultés de décodage, surtout dans les matières où la précision des consignes est déterminante.

🎯 Dispenses ou aménagements spécifiques

Dans certains cas précis, il peut exister :

  • une adaptation des modalités d’évaluation,
  • une prise en compte particulière de l’orthographe dans certaines matières,
  • des aménagements spécifiques selon l’épreuve.

Tout dépend du profil de l’élève et de la justification médicale.

🎓 Et après le lycée ?

Les aménagements existent aussi :

  • dans l’enseignement supérieur,
  • dans certains concours,
  • dans la formation professionnelle.

Ils nécessitent également des démarches spécifiques — souvent distinctes de celles du collège/lycée.

💡 Le saviez-vous ?

Les aménagements ne sont pas “standard”. Deux élèves dyslexiques peuvent avoir des dispositifs très différents — et c’est normal. Les décisions sont personnalisées, en fonction du profil, du niveau scolaire et du vécu de l’élève.

Quand faut-il lancer les démarches ? (spoiler : le plus tôt possible)

C’est souvent ici que la surprise arrive pour beaucoup de parents : les demandes d’aménagements d’examen ne se déposent pas quelques semaines avant le jour J. Elles s’anticipent plusieurs mois à l’avance, car elles nécessitent un dossier complet, un examen médical et une validation administrative.

Pourquoi commencer tôt ?

  • parce que les délais officiels sont longs,
  • parce qu’il faut réunir plusieurs documents médicaux et scolaires,
  • parce que chaque dossier est étudié individuellement,
  • parce qu’en cas de refus ou de demande d’informations complémentaires, il faut du temps pour réagir.

Concrètement, pour un élève qui passe le brevet, le bac ou un examen équivalent cette année scolaire, l’idéal est d’avoir :

  • engagé la réflexion dès le début d’année,
  • préparé le dossier entre septembre et décembre,
  • validé, ou au minimum déposé, la demande avant le printemps.

Plus on s’y prend tard, plus cela ajoute une charge mentale aux familles, aux équipes éducatives… et à l’élève lui-même, déjà focalisé sur ses révisions. À l’inverse, une demande déposée en temps utile permet d’avancer sereinement, sans pression administrative.

Et si vous êtes déjà en janvier ?

Pas de panique. Janvier est encore un moment clé pour :

  • vérifier que la démarche a bien été lancée,
  • finaliser les documents,
  • s’assurer que l’établissement suit le dossier,
  • faire le point avec l’équipe pédagogique ou le médecin scolaire si besoin.

⏰ Repère utile

Pour la plupart des examens officiels, mieux vaut initier la démarche avant la fin de l’hiver. Cela laisse le temps au dossier d’être étudié… et à votre enfant d’être rassuré bien avant le jour de l’examen.

La lumière qui change la lecture

Une lampe conçue pour aider les lecteurs dyslexiques à lire plus sereinement, plus longtemps, avec moins d’effort.

Qui fait quoi et comment constituer le dossier ?

Demander des aménagements peut paraître complexe au premier abord, parce qu’il faut réunir plusieurs interlocuteurs : famille, école, professionnels de santé, administration. En réalité, une fois la logique comprise, le parcours est plus clair : il s’agit de prouver officiellement que la dyslexie impacte les conditions d’examen et que des compensations sont nécessaires.

Qui intervient dans la démarche ?

Les parents (ou responsables légaux)

Ils sont à l’initiative de la demande, signent les documents, fournissent les bilans et s’assurent que le dossier est complet et déposé dans les temps.

L’établissement scolaire

Le collège ou le lycée joue un rôle important :

  • il informe sur les procédures,
  • transmet les formulaires,
  • accompagne parfois la constitution du dossier,
  • atteste des aménagements déjà mis en place en classe (ce point compte beaucoup).

Le médecin scolaire ou un médecin habilité

C’est lui qui évalue la pertinence des demandes.

Il s’appuie sur :

  • le bilan orthophonique,
  • l’historique scolaire,
  • les besoins concrets de l’élève.

Le rectorat / les autorités académiques

Elles prennent la décision officielle et notifient les aménagements accordés.

Quels documents préparer, concrètement ?

Selon la situation, on peut demander tout ou partie des éléments suivants :

  • Un bilan orthophonique récent attestant de la dyslexie et expliquant ses impacts.
  • Un certificat médical (médecin scolaire, médecin spécialiste ou habilité selon les cas).
  • Des preuves d’aménagements déjà appliqués en classe (PAP, PAI, PPS, suivis, attestations de l’équipe éducative).
  • Le formulaire officiel de demande fourni par l’établissement ou disponible via les services académiques.

Plus le dossier montre une continuité de prise en charge et d’adaptation, plus il est solide. Les autorités examinent rarement une demande “découverte de dernière minute” sans historique.

À quoi ressemble le parcours, étape par étape ?

1️⃣ Parlons-en à l’établissement scolaire ou au médecin scolaire.

2️⃣ Récupérez les formulaires et la liste précise des pièces nécessaires.

3️⃣ Réunissez les bilans et justificatifs.

4️⃣ Déposez le dossier dans les délais.

5️⃣ Attendez la décision officielle (notification écrite).

Pendant ce temps, l’enfant continue à bénéficier, au quotidien, des aménagements pédagogiques déjà mis en place en classe — c’est même un élément important du dossier, car il montre que les besoins sont réels et suivis.

Comment préparer son enfant émotionnellement ?

Les démarches administratives sont importantes… mais l’enjeu émotionnel l’est tout autant. Pour beaucoup d’élèves dyslexiques, les examens concentrent anxiété, sentiment d’injustice, peur de l’échec. Les aménagements jouent aussi un rôle psychologique : ils officialisent le droit d’avoir besoin d’aide, et cela change beaucoup de choses.

Parler avec votre enfant permet déjà de le soulager. Vous pouvez lui expliquer que :

  • ces aménagements ne sont pas un “passe-droit”,
  • ils ne diminuent pas la valeur de son diplôme,
  • ils visent simplement à rétablir une égalité réelle avec les autres élèves,
  • beaucoup d’enfants et d’adultes en bénéficient chaque année.

Il est aussi précieux d’impliquer l’enfant dans le processus, selon son âge :

  • lui montrer que les adultes s’occupent de lui,
  • lui expliquer les étapes sans dramatiser,
  • lui permettre de poser ses questions, même celles qui paraissent anodines : “Est-ce que mes amis vont le savoir ?”, “Est-ce que ça change ma note ?”, “Est-ce que je vais être mis à part ?”.

Enfin, un point rassurant : avoir les aménagements validés assez tôt permet de sécuriser l’année. L’élève peut se projeter, réviser avec les bons outils, s’entraîner dans des conditions proches de celles de l’examen, réduire la pression.

💬 Petit mot d’encouragement qui aide souvent :

« Tu n’as pas besoin de faire comme tout le monde pour réussir. Tu as juste besoin des bonnes conditions pour montrer ce que tu sais vraiment. »

Et si la demande est refusée ?

Cela peut arriver, et c’est souvent source de déception et d’inquiétude. Mais un refus n’est pas une fin en soi. Plusieurs situations peuvent l’expliquer :

  • dossier incomplet,
  • bilan trop ancien ou insuffisamment précis,
  • manque de preuves d’aménagements déjà mis en place en classe,
  • divergence d’appréciation entre les instances médicales et scolaires.

La première étape consiste à demander des explications précises pour comprendre les raisons du refus. Cela permet :

  • d’identifier ce qui manque,
  • éventuellement de compléter,
  • ou de déposer une nouvelle demande dans certains cas.

Il est également possible, selon les situations :

  • de demander un réexamen,
  • de refaire certains bilans,
  • de s’appuyer davantage sur l’équipe éducative.

Dans tous les cas, il est important d’expliquer calmement la situation à l’enfant. Un refus n’enlève pas la réalité de ses besoins ni de ses capacités. Les aménagements pédagogiques au quotidien peuvent continuer d’exister, même sans validation d’aménagements d’examen dans l’immédiat.

En résumé : plus tôt on s’y prend, plus on avance sereinement

Demander des aménagements pour un enfant dyslexique n’est ni un caprice ni une démarche secondaire : c’est une étape essentielle pour lui permettre de passer ses examens dans des conditions équitables.

Ce processus demande du temps, des documents, des validations… mais il ouvre surtout une voie plus sécurisée, plus juste, et souvent plus apaisée pour l’élève comme pour sa famille.

À retenir :

✔️ les aménagements sont un droit, pas un avantage,

✔️ ils sont reconnus officiellement pour les examens,

✔️ ils se préparent plusieurs mois à l’avance,

✔️ janvier est un moment clé pour vérifier, ajuster, finaliser,

✔️ ils jouent aussi un rôle émotionnel majeur : l’enfant se sent reconnu et soutenu.

S’occuper de ces démarches maintenant, c’est enlever une grande part d’incertitude pour la suite. Cela permet à votre enfant de se concentrer sur l’essentiel : apprendre, progresser et se préparer dans les meilleures conditions possibles.

Et Lili dans tout ça ?

Chez Lili, nous savons combien la lecture peut être fatigante, stressante et décourageante pour certains élèves dyslexiques — surtout pendant les révisions. Notre mission, c’est d’aider à rendre cette lecture plus confortable et moins éprouvante grâce à une technologie lumineuse issue de la recherche scientifique.

Si votre enfant se prépare à un examen cette année, vous n’êtes pas seuls.

Entre démarches administratives, soutien émotionnel et outils concrets, chaque pas compte pour l’aider à avancer avec confiance.